Les combats de gladiateurs

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Combats de gladiateurs

Combats de gladiateurs

Les combats de gladiateurs :
Il y avait les stars, les entraîneurs, les « produits dérivés », etc. Le peuple se passionnait pour ce jeu dont il connaissait fort bien les règles. Aujourd’hui beaucoup de gladiateurs sont des vedettes adulées et les organisateurs des combats sont toujours à la recherche du thrace, du rétiaire ou du samnite dont le palmarès attire les amateurs. Les écoles de combattants font commerce de leurs hommes et le transfert d’un gladiateur entraîne les investisseurs à des mises de fonds considérables. La vente des « produits dérivés » de la gladiature est florissante : lampe, coupes, bijoux, tableautins, tenues, chaussures, maillots décorés à l’effigie des stars de l’arène constitue une source de bénéfices jamais tarie pour les artisans et les revendeurs. Ces combats de gladiateurs, si étrangers à notre sensibilité moderne mais si proches de nos compétitions sportives dans le détail de leur déroulement, offrent un témoignage sans égal sur les mentalités collectives. Il est étonnant que les Romains, dont la vertu essentielle est la mesure et non la sauvagerie, se soient à ce point laissés séduire par le spectacle de la mise à mort.

Stade ou arènes ?

Stade ou arènes ?

Il est vrai qu’à la longue, l’ivresse du sang répandu sur le sable a réveillé les instincts les plus bas. Mais ce que nous considérons comme une barbarie dégradante est trop profondément intégré à Rome dans une conception particulière des loisirs sportifs pour susciter une condamnation de masse. Plusieurs couples de gladiateurs s’affrontent simultanément dans l’arène. Les arbitres, reconnaissables à leur tunique blanche portant une large bande rouge ou bleue, surveillent la régularité des coups échangés. Lorsqu’un combattant a vaincu, il lève la main pour s’en remettre au jugement du public. C’est le moment bien connu où la foule,  renverse le pouce pour demander l’achèvement ou lève le pouce pour qu’il soit renvoyé vivant hors de l’arène. Dans le film « Spartacus », Kirk Douglas était un gladiateur et laissait la vie à son adversaire après l’avoir terrassé. Il remportait ainsi la victoire et les honneurs. Aujourd’hui certains gladiateurs n’ont pas ce comportement, prisonniers et victimes à la fois d’un système à mille lieues du sport tel que Pierre de Coubertin pouvait l’imaginer. À vaincre sans péril on triomphe sans gloire*

Crédits gladiateurs rozsavolgyi.free.fr, * (Le Cid de Pierre Corneille).

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