F5PBD

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F5PBD, mon décamétrique pour faire le tour du monde

F5PBD, mon décamétrique pour faire le tour du monde

Un de mes rêves d’enfant était de devenir radioamateur ! Après avoir vu le film « Si tous les gars du monde » cette idée ne m’a pas quitté. J’ai passé ma licence  en 1995 et  l’indicatif F5PBD m’a été attribué. Voici mon histoire…
F8GN, Paul était mon parrain. Paul Thoby habitait Le Clion-sur-Mer près de Pornic en Loire-Atlantique. En 1988, je passais souvent devant le 10 rue de bellevue pour admirer ses antennes. Un jour j’ai glissé un petit mot dans sa boite aux lettres pour lui dire que je voulais devenir radioamateur.  Paul m’a guidé et nous nous sommes liés d’une amitié profonde. Il m’a fait vivre les premières liaisons transatlantiques effectuées par F8AB, celles partant de la tour Eiffel (par le Général Férié) et ses anecdotes glanées durant toute une vie. Paul à été mon témoin de mariage, mon Maître et mon Ami. En 1990, nous nous retrouvions souvent « Au bout du monde » un petit restaurant situé sur le nouveau port de Pornic. Une rose attendait toujours Maddy à notre table, signe d’honneur et de respect tombé en désuétude aujourd’hui.  J’entends encore ses CQ lorsqu’il s’annonçait « France 8 genève norvège… ». Paul venait souvent au QRA à Challans, je l’écoutais conter des anecdotes de l’époque héroique des pioniers. Aujourd’hui ma station est toujours active :  « Fox-trot 5 papa bravo delta » en phonie et en télégraphie. En télégraphie ?  Vous me direz à quoi celà sert-il quand on a sous la main un téléphone portable ? Je répondrai que celui qui aime les voiliers sait qu’il existe des bateaux à moteur, que celui qui pratique le tir à l’arc sait qu’il existe des fusils à lunettes ! Mais pas seulement car avec la radio je fais le tour du monde en un instant. Dans ce contexte, j’ai choisi la télégraphie, plaisir ultime d’une passion nostalgique…
F5PBD/85 Jean-Claude Chesneau, le 11 mars 2014.
Le radioamateurisme : C’est l’activité par laquelle des personnes ayant la passion de la radio pratiquent la communication et la technique sans but lucratif. Le terme « amateur » s’entend par opposition au terme « professionnel » non-péjoratif et cette passion est plutôt exercée comme un loisir. Cette pratique de communication reste privée et non-commerciale. et demande un haut niveau de connaissances techniques. Elle est sanctionnée par un diplôme.

Si tous les gars du monde - Le "Lutèce"

SSTKXL – Si tous les gars du monde – Le « Lutèce »

Le diplôme :
Un examen sur la législation en vigueur et sur des connaissances techniques est obligatoire avec pratique de la télégraphie (Morse). En cas de succès à cet examen, une autorisation d’émettre est accordée sous forme de licence par l’autorité officielle compétente et un certificat d’opérateur avec indicatif (nom de code de la station d’émission) est alors établi. La validation de cette licence est sujette au paiement d’une taxe annuelle.
La législation :
Le radioamateurisme est strictement réglementé. Les modes d’émissions, les fréquences utilisées, les puissances rayonnées par l’antenne, etc… doivent être connus et observés. Le non respect de ces règles peut faire l’objet de sanctions.
Le matériel d’émission :

Les antennes

F5PBD – Mes antennes VHF (croisée 144 Mhz), HF (28, 21, 14 Mhz Fritzel) sur rotor.


Les premiers radioamateurs construisaient leur appareil de transmission (émetteur) et leur appareil de réception (récepteur). Ils fabriquaient aussi leurs pièces détachées (composants). Parfois du matériel était récupéré auprès de surplus militaires ou civils. C’est pourquoi des connaissances très pointues de la radio étaient indispensables. Aujourd’hui, ces appareils sont disponibles dans le commerce.
Les communications :
Les sujets de communication sont étendus comme la technique radio, la météorologie, l’informatique, etc… Sont exclues les opinions personnelles, idéologiques, politiques, religieuses, racistes, etc… Les communications sont effectuées, selon les autorisations, en parlant dans un micro (phonie) ou avec un manipulateur (télégraphie). Le code morse est utilisé en télégraphie, on peut transmettre en clair (toutes les lettres) ou suivant un code (code Q, par exemple). De nos jours de nombreux autres modes sont utilisés. A la fin du contact radio une carte postale peut-être échangée pour fixer l’évènement. Mais l’intérêt premier, pour tout radioamateur, reste d’être d’utilité publique. La participation dans une chaîne de secours a été le sujet d’un film « Si tous les gars du monde » de Christian-Jacque, en 1956.
La pratique :
Le radioamateurisme à une vie associative (radio-Club), pédagogique ( il est pratiqué souvent dans les écoles), suscite parfois l’éveil professionnel et ajoute à l’émerveillement (contact radio avec des astronautes). Il conforte certaines valeurs de notre société (sociales, humaines et morales). Le radioamateur peut jouer un rôle non-négligeable dans la Sécurité Civile en cas de plan Orsec.
Devenir radioamateur :
Pour obtenir tout renseignement, vous pouvez contacter la fédération officielle des radioamateurs en France :
Réseaux des Émetteurs Français – BP 77429 – 37074 Tours Cédex2.

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