La piscine d’Orléans en 1960

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Quai du Fort-Alleaume, la piscine d'Orléans en 1960

Quai du Fort-Alleaume, la piscine d’Orléans en 1960

Souvenirs, souvenirs :
Son ouverture remonte à 1953 ; découverte, elle jouxtait de ses deux bassins la Loire, sur le quai du Fort-Alleaume.

« Avant, revoit Luc Papet, l’ancien président du comité régional de natation, on se baignait dans le canal, au Cabinet vert. On était heureux, on se rafraîchissait, mais l’eau était un peu glauque, et l’odeur aussi… La douche, à la sortie, était obligatoire ! »

La piscine d'Orléans en 1960. Les deux bassins, 25 et 50 mètres.

La piscine d’Orléans en 1960. Les deux bassins, 25 et 50 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


De la discipline à la caisse :
Située à l’extrémité ouest du canal, la piscine du quai du Fort-Alleaume apporte un progrès indéniable, ne serait-ce que pour l’hygiène. « En temps de canicule, il y avait la queue sur le quai », se souvient Luc Papet. Pour combattre la chaleur, les Orléanais se pressaient à la piscine des bords de Loire. « Il n’était pas facile de nager, intervient Jackie. Et aux plongeoirs, il fallait faire attention ! Il y avait tellement de monde ! » « On entrait par paquets de dix… dès que dix autres sortaient, prolonge Luc. Il y avait de la discipline à la caisse ! » Et de l’animation à la buvette, « tenue par Madame Chapotot ». Son mari dirigeait les ENO, les Enfants de Neptune d’Orléans, qui s’entraînaient là. « Mais quand, avec la première piscine couverte, la pratique n’a plus été saisonnière, la natation a évolué. Les entraînements se faisaient à l’année. Par contre, le décor du quai du Fort-Alleaume était préférable à quatre murs ! »

La piscine d'Orléans en 1960. L'aire de jeux, les bassins de 50 et 25 mètres, sous la neige.

La piscine d’Orléans en 1960. L’aire de jeux, les bassins de 50 et 25 mètres, sous la neige.

Les ENO :
Des compétitions y étaient organisées, des matches de water-polo notamment ; on y apprenait à nager aussi. Des tendeurs traversaient au-dessus du bassin. Les apprentis nageurs portaient une ceinture, et étaient accrochés aux tendeurs avec une chaîne », décrit Luc Papet.

Pascal Bourgeais © Photo d’archives La Rep

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