De mon temps…

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Jeu de billes

Jeu de billes

De mon temps,  je n’avais pas de BlackBerry, ni de Wii, ni de PlayStation, ni de Xbox,  ni de MP3 et encore moins de PC portable. Je jouais à cache-cache, aux billes ou à faire des cabanes dans les arbres, au ballon, à l’avion, au tir à l’arc avec mon frère, aux gendarmes et aux voleurs ou avec Youki notre chien et la carpette. Les filles sautaient à la corde ou jouaient à la marelle. Maman nous criait « rentre maintenant » quand il était l’heure de rentrer. Quand je me comportais mal on ne m’envoyait pas chez le psy mais on me bottait les fesses ! On faisait du vélo au lieu de consulter ses e-mails toutes les 2 minutes, pour voir son FaceBook  ou  pour jouer sur Internet. Quand on voulait se voir on allait sonner chez les uns ou les autres, on ne s’envoyait pas de SMS. Je jouais avec la terre à tracer des routes pour mes bouts d’écorces qui devenaient des voitures de courses ou des camions de pompiers.

J'étais louveteau à Saint-Marc

J’étais louveteau à Saint-Marc – 1953

J’étais louveteau au patronage de Saint-Marc. Quelle enfance super ! On montait l’escalier à pied on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues, je marchais jusqu’à chez Vigé, l’épicerie du coin pour aller chercher du lait avec des bouteilles en verre (consignées). Maman  faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans une machine de 3 Kw.  On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements.  On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une soeur à l’autre. On n’avait qu’un poste de télévision (on comptait les antennes  sur le toit des maisons alors qu’aujourd’hui on compte les maisons qui n’en ont pas) avec 1 chaîne et toute la famille était rassemblée, ou une radio dans la maison.  La télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Texas. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas, on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui consomment les watts d’EDF autant qu’un évêque peu en bénir.

À Pornic avec 2 copains - 1959

À Pornic avec 2 copains – 1959

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste,  on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi,  pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto-portées, on utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif. On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.  Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pieds au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24.

Avec papa à Pornic

Avec papa à Pornic et mon transistor fabrication maison !

Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. On n’avait qu’une prise de courant par pièce et pas de boitiers multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables d’aujourd’hui. C’était au siècle dernier et j’ai toujours la fureur de vivre !

Crédit Souvenirs souvenirs

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